Lundi 24 septembre 1 24 /09 /Sep 21:59
Métis Nation: The Emergence of a New People
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President Clément Chartier of the Métis National Council will present a historical overview of the emergence of the Métis people/Nation of the Northwest.

President Chartier will explore the contemporary struggles for the recognition of Métis Nation rights and continued existence as a people, and some of the challenges faced by the Métis.

President Chartier will also highlight recent successes of the Métis Nation, such as the recognition of the Aboriginal rights of the Métis in the Constitution Act 1982.

Details:   Facilitator/Presenter: Clément Chartier

Social Issues & Community Engagement Presented by PACE as part of Aboriginal Awareness Week
Date/Time:   Tuesday, September 25, 2012 6:00 PM to 8:00 PM
Location(s):   Thomson House Ballroom,
3650 McTavish Street
Montreal, Quebec
CANADA
Par Guido De Volder - Publié dans : Guido De Volder
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Lundi 24 septembre 1 24 /09 /Sep 17:59
A Fine Balance - When Art and the Law Meet
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Since the earliest civilizations, art has played an integral role in the development of society. Throughout history, art has been produced and accumulated as a way to understand, influence and provoke. The history of art, on the other hand, has been plagued with theft, deceit and violence. Under Napoleon, French armies hauled the Pharonic structures of Egypt to Paris, while the English were transporting Greece's Elgin Marbles to London. During World War II homes were plundered and looted; in the cold war of Vietnam, Cambodian sculptures were being airlifted, and even as recent as the war in Iraq, archaeological sites were pillaged and artifacts have disappeared.

The Friends of the McGill Library present the annual F.R Scott Lecture with Glenn D. Lowry, Director, Museum of Modern Art, New York City, in a lecture examining several recent cases involving claims for restitution of works of art and the many social, political, and legal issues involved in determining their outcome. A Fine Balance, When Art and the Law Meet will be held on Monday September 24, 2012 at 5.30pm.

Date/Time:   Monday, September 24, 2012 5:30 PM to 7:30 PM
Location(s):   Moyse Hall (Arts Building),
853 Rue Sherbrooke O.
Montreal, Quebec
CANADA
Par Guido De Volder - Publié dans : Guido De Volder
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Lundi 27 novembre 1 27 /11 /Nov 16:43

Compte-rendu de la conférence de Mme Michèle Boulva, donnée le 21 novembre 2006, à la Paroisse Saint-Jude de Ahuntsic, à Montréal.


Après 18 ans de journalisme, Michèle Boulva est depuis 2 ans directrice de l’Office catholique pour la Vie et la Famille (l'OCVF), organisme parrainé par la Conférence des Évêques catholiques du Canada (la CECC)
de même que par les Chevaliers de Colomb du Canada. De par son mandat l’OCVF est sensé de faire la promotion de la vie et de la famille à partir de la conception jusqu’à la mort naturelle.


Mardi soir, le 21 novembre 2006, Michèle Boulva était à Montréal pour nous parler de l’euthanasie et de l’aide au suicide. Il y a, au Canada, quelques cas célèbres qui pourraient éventuellement devenir des précédents si nous ne demeurons pas vigilants dans cette matière. Michèle Boulva cite, entre autres, celui de Sue Rodriguez, souffrante de la maladie de Lou Gehrig, qui était allée jusqu’à la Cour suprême du Canada pour revendiquer le droit de mourir. Puis il y a eu le cas de Robert Latimer, le fermier du Saskatchewan, qui avait
 euthanasié sa fille, souffrante de paralysie cérébrale, ou encore celui de Marielle Houle qui a tué son fils Charles Fariala. Michèle Boulva fait brièvement allusion au projet de loi C-407 de Mme Francine Lalonde, députée du Bloc Québécois à la Chambre des communes, mort au feuilleton en novembre 2005 suite aux élections et au changement de gouvernement qui ont eu lieu depuis lors.

 

Vision chrétienne


Ce qui intéresse Michèle Boulva, avant tout, c’est la vision chrétienne
à porter sur cette problématique. Elle fait référence à un échange qui l’avait fort impressionnée, entre Bernard Derome et le Dr Ayoub, sur Radio-Canada lors de l’agonie de Jean-Paul II, lorsque le Dr Ayoub avait remarqué que non seulement Jean-Paul II nous avait appris à vivre mais qu’il était, à ce moment précis, en train de nous apprendre aussi à mourir.


Selon Michèle Boulva une conversion de coeur
est donc nécessaire pour aborder une problèmatique qui est bien entendu lié au vieillissement de la population dans les contrées de l’Occident. Ce vieillissement provoque à son tour toute une série de conséquences telle qu’une hausse substantielle des coûts de la santé faisant en sorte que la demande de décriminaliser l’euthanasie devienne pratiquemment une nécessité économique. Couplée à l’importance donné à la qualité de la vie, de nos jours, la vision utilitariste de la vie semble être fondée sur de très fortes assises.


Cette vision utilitariste est très présente dans les deux seuls pays qui ont, jusqu’à présent, décriminalisé l’euthanasie et l’aide au suicide, c’est-à-dire la Belgique et la Hollande. En Hollande par exemple, le Protocol de Groningen
permet l’infanticide de nouveau-nés handicappés et en Belgique les gens âgés ou malades ont peur des médecins jusqu’au point où ces derniers sont parfois obligés de s’afficher comme étant pro-vie pour gagner et garder la confiance de leurs patients. De plus, les gens qui s’opposent à l’euthanasie y portent des bracelets pour indiquer qu’ils ne veulent pas être euthanasiés un jour.

 

Comment alors donner un sens chrétien à la souffrance?

 

 

Lorsque le sens des mots est tellement modifié que le langage risque de devenir ‘politiquement correcte’ jusqu’à en perdre toute raison, par exemple, lorsqu’il s’agit d’établir la différence entre l’euthanasie active qui est un meurtre et l’euthanasie passive tel que le refus de l’acharnement thérapeutique qui ne l’est pas, l’on se rend compte que la ligne de démarcation soit souvent très mince et difficile à distinguer. Une raison de plus pour que l’on maintienne bien le sens des catégories philosophiques dans leur propre perspective.

 

Qu’est-ce que l’euthanasie autrement que de tuer volontairement, supposément par compassion et de façon active, par injection par exemple, ou par omission lorsqu’il s’agit de l’administration de nourriture et de l’eau? Les soins palliatifs peuvent jouer un rôle important dans l’administration d’analgésiques et le refus de l’acharnement thérapeutique.

 

Dans le cas de l’aide au suicide, une tierce personne aide une personne à mourir ou à se tuer. La loi actuelle préscrit pour ce type de meurtre de 1er degrée, prémédité, une peine à perpétuité. Au 2ème degrée, le Code criminel du Canada prévoit une peine maximale de 25 ans. L’aide au suicide est punie d’une peine de 14 ans maximum.

 

L’Église catholique, bien qu’elle prône la responsabilité mutuelle, ne fait pas de distinction morale entre l’euthanasie et l’aide au suicide. Elle nous enseigne que l’on n’a pas d’autorité absolue sur la vie. La mort n’est donc pas un droit mais seulement un passage à la vraie vie où celle-ci est perçue comme un don. Nous sommes donc bénéficiaires et donneurs de vie.


Quelles seraient, alors, les conséquences
d’une éventuelle légalisation de l’euthanasie et de l’aide au suicide? Dans un contexte d’augmentations continues des coûts de la santé, est-ce que le devoir  de mourir ne risque-t-il pas d’exercer une pression insoutenable sur beaucoup de malades et de vieillards?

 

Est-ce que le rôle du médecin ne risque-t-il pas d’être miné, ou les soins palliatifs marginalisés? Ne risque-t-on pas de descendre lentement sur une pénible pente glissante où la diminution du respect de la vie humaine devient une évidence inéluctable?

 

Quelles sont nos obligations envers la personne mourante? Quels sont les traitements qui offrent espoir et bienfaits? Ou inconvénients? L’abstinence de traitement dans le but d’aider le patient à mourir naturellement, est-elle aussi une forme d’euthanasie? Ou est-ce plutôt l’intention - l’élément-clé entre laisser et faire mourir - de provoquer la mort qui compte?

 

Mesures de précaution

 

Le testament biologique, par exemple, donne certaines directions à suivre pour ce qui est du niveau du traitement à préscrire et des risques à prendre, car différentes interprétations sont toujours possible. Ou, on peut proposer une délégation du pouvoir, ce qui serait un moyen plus prudent vu qu’on serait libre de désigner un délégué, porteur de nos valeurs ce qui varie évidemment d’une province à l’autre.

 

Éviter de refuser à l’avance tout traitement et laisser suffisament de lattitude aux possibilités qui se proposent exige un minimum de clarté et de précision dans la signification des mots.

 

Mieux vaut qu’une tierce personne soit toujours impliquée pour que la relation de confiance ne soit jamais brisée. De plus, une protection légale demeure nécessaire pour assurer que la vie soit toujours respectée et ne jamais banalisée.

 

Un éloge de la souffrance, alors?


Non, car tout doit être fait pour la soulager pour qu’elle puisse être porteuse de sens. Le sens qu’une personne donne à sa souffrance la rendra portable. Michèle Boulva se rappelle l’expression du Cardinal Léger : « Que de souffrances inutilisées! ».

 

C’est dans le Christ que la souffrance de l’humanité trouve sa joie profonde. Jean-Paul II disait que c’est par le Christ et dans le Christ que s’éclaire l’énigme de la souffrance qui nous écrase en dehors de l’Évangile.

 

Le soulagement de la douleur reste donc possible – jusqu’à 95 % même selon les spécialistes - par une approche de compassion où l’accompagnement est la seule garantie contre l’exclusion sociale que représente l’euthanasie permettant le patient de mourir dans la dignité. Dans ce sens-là, l’euthanasie ne peut donc être la dernière étape des soins palliatifs.

 

Solution du Dr Joseph Ayoub :

amour et compassion

 

Michèle Boulva réfère maintenant à ce que le Dr Joseph Ayoub, éminent médecin et spécialiste du discernement éthique face à la souffrance et la mort, en pense.

 

Le Dr Joseph Ayoub est directeur du programme d'oncologie médicale à l'Université de Montréal et des program-mes d'enseignement médical au CHUM et hémato-oncologue au CHUM.

 

Dr Ayoub est un grand défenseur de la Vie. Il a témoigné, en avril 2005, de son grand respect pour la vie à toutes ses étapes, sur les ondes de Radio-Canada, à l’occasion de l’agonie et du décès de notre bien-aimé Pape Jean-Paul II. Il fut également celui qui a soigné le regretté M. Robert Bourassa, ancien Premier Ministre du Québec. Il est particulièrement bien placé pour répondre à toute problématique qui touche au respect de la vie des malades et des infirmes.


Le Dr Ayoub constate, en premier lieu, que simultanément au développement exceptionnel de la médecine, il y a eu une diminution progressive de l'humanisation des soins de santé ainsi qu'un besoin accru de compassion de la part des intervenants des soins de la santé. C'est dans ce contexte que se situe le sujet de son dernier livre, une compilation de chroniques hebdomadaires publiées sous le titre Dialogues
dans le quotidien La Presse entre septembre 92 et février 98, synthétisée dans un livre par sa fille Patricia et éditée par Anne Sigier sous le titre: Guérir parfois, soulager souvent, réconforter toujours


Selon le Dr Ayoub, le contrôle de la douleur dépend beaucoup du sens donné à sa souffrance par le patient ou le malade. Ce qui est souvent le plus dur à supporter pour une personne au niveau psychologique, physique et spirituel, lorsqu'elle apprend qu'elle est gravement malade, c’est sa détresse existentielle, un
sens d'humiliation et le sentiment de ne plus être dans la course ce qui rend difficile sa réconciliation avec la vie.

 

C'est là justement que la dimension spirituelle que le malade donne à sa condition peut provoquer un tournant et un dépassement de soi-même essentiels pour rétablir un équilibre spirituel et physique. Seule l'irruption spirituelle peut à ce moment-là neutraliser la souffrance psychique et physique.

Prenons l'exemple de la vision de la souffrance de notre bien-aimé Pape Jean- Paul II lorsqu' il publie, en février 1984, son encyclique Salvefice doloris traitant du sens chrétien de la souffrance. Selon Jean-Paul II, il faut surmonter le sens de l'inutilité de la souffrance. Dans son dernier livre, Mémoire et Identité, , distillé d'une série d'entretiens qu'il a eus en 2002, Jean-Paul II stipule que souffrir par amour, comme l'a fait le Christ, peut provoquer de la joie.


Le 1 février 2005, Jean-Paul II
devient lui-même un collaborateur privilégié du salut des âmes mettant l'accent sur l'utilité des souffrances dans l'économie de la grâce. Lorsque, par la maladie, la dignité humaine est blessée, il s'agit non seulement d'une dignité éthique mais aussi ontologique.

Selon Jean Vanier toute personne est une histoire sacrée et des soins palliatifs tels que la musique et les fleurs sont appropriés pour soulager sa souffrance.


Dans L'Evangile de la Vie
(publié en 1995), Jean-Paul II rejette fermement l'acharnement thérapeutique, comme l'a fait la philosophe Simone Weil d'ailleurs, qui, elle aussi, préfère donner un sens chrétien à la souffrance pour la remédier plutôt que de choisir l'euthanasie ou le suicide assisté comme alternatives.

 

L'on peut alors se poser la question sur le pourquoi de cet engouement pour des solutions tout aussi drastiques que finales. Lorsque la dignité humaine est bafouée jusqu'au point où le malade perd le contrôle adéquat sur sa condition de vie, les soins palliatifs peuvent justement offrir une alternative qui demande des efforts considérables, certes, du patient, des médecins et de sa famille mais qui aident aussi les mourants à vivre jusqu'au bout.


Les sondages effectués auprès des bien-portants donnent selon le Dr Ayoub une mauvaise image de ce que les malades désirent vraiment. L'homicide par compassion ou le suicide assisté - pensons à Manon Brunelle (ndlr) - peuvent provoquer la mort tout autant que de nier et de refuser la vie. Ne serait-il pas mieux, au contraire, de permettre la vie de se laisser s'en aller jusqu'à son
accomplissement naturel, conclut l le Dr Ayoub ?


Dr Ayoub réfère à nouveau à
Jean Vanier selon qui seulement l'amour et la compassion envers le malade peuvent neutraliser efficacement l'endurcissement des coeurs devenu si commun de nos jours. Dans la philosophie des soins palliatifs seul l’amour peut d donner sens à cette vie jusqu’au bout. Néanmoins la souffrance reste un mystère si on ne parvient pas à unir nos vies et nos souffrances à celles du Christ.

 

Guido De Volder,

Montréal, le 26 novembre 2006.

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Jeudi 12 octobre 4 12 /10 /Oct 23:16
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Vendredi 25 août 5 25 /08 /Août 15:55

Rencontre avec M. Guido De Volder du Respect de la Vie - Mouvement d'Éducation de la région de Montréal

 

Monsieur de Volder, dans quelle capacité travaillez-vous pour le Respect de la Vie de Montréal ?

Nous y oeuvrons de façon autonome, dans la capacité de nos compétences, tout en honorant ce que stipule le mandat de l'organisme, c'est-à-dire l'éducation au respect de la vie à partir de la conception jusqu'à la mort naturelle. Comment? Par l'organization de conférences académiques, sur la bio-éthique, p.ex., avec le Prof émérite Dr Benjamin Simard, sur l'euthanasie et l'aide au suicide, avec le Prof Dr Joseph Ayoub de l'Université de Montréal; par la distribution de brochures et de dépliants scientifiques publiés par la Maison d'éditions Vivere, dirigée par M. Ward O'Connor, président national du RVME et par la secrétaire générale du RVME, Mlle Isabelle Bégin. De plus, nous analysons et intervenons constamment dans les médias afin de les informer sur les aspects bio-éthiques en ce concerne le respect de la vie.

Quelle loi gouverne la pratique de l'euthanasie au Canada présentement?

Jusqu'à nouvel ordre, l'article 241, § 222 qui traite de l'euthanasie et § 241 qui s'occupe de l'aide au suicide, du Code criminel du Canada, interdit l'euthanasie aussi bien que l'aide au suicide sous peine de quatorze(14) ans d'emprisonnement. Cet article a été appliqué à quelques reprises dans un passé récent dans des cas particuliers comme celui de Mme Marielle Houle, p.ex., qui a reçu trois ans avec sursis pour avoir aidé son fils Charles Fariala à mourir.

Quels projets de loi proposent de changer cette loi et comment ?

Le 15 juin 2005, la députée de La Pointe-de-l'Ile, Mme Francine Lalonde avait déposé, en première lecture, à la Chambre des Communes, un projet de loi privé C-407 sur le droit de mourir dignement.

Comment?

En admettant qu'un malade incurable en phase terminale ou souffrant de douleurs physiques et mentales aiguës, d'au moins 18 ans, exprimant, dans un intervalle de plus de 10 jours, dans un état 'apparemment lucide', deux fois son désir de mourir, devant un médecin ou à la personne aidante, se fasse, suite à un diagnostic de deux médecins, donner la mort.

Ce projet de loi privé fut abrogé en novembre dernier lorsque le Parlement fédéral fut dissout en vue de nouvelles élections qui ont eues lieu le 27 janvier dernier. En effet, lors du Colloque sur L'Euthanasie et l'aide au suicide: un choix individuel ou collectif?, organisé à l'UQàM, le 7 avril dernier, Mme Lalonde avait annoncé qu'elle aurait l'intention de ré-introduire son projet de loi "plutôt tôt que tard" dans la présente session du Parlement. Cela n'a pas encore été fait.

Quels arguments la communauté scientifique oppose-t-elle aux changements proposés*?

Le Prof. Patrick Vinay, MD, PhD., Professeur au Département de Médicine et des spécialités médicales, à l'Université de Montréal et médecin à l'Unité des soins palliatifs de l'Hôpital Notre-Dame, met l'accent sur l'urgence d'offrir de meilleurs soins palliatifs afin de permettre aux patients de vivre pleinement leur vie jusqu'au bout, même en phase terminale.

Le Prof. Brian Mishara, PhD., Professeur au Département de Psychologie à l'UQàM et Directeur du Centre de recherche et d?intervention sur le suicide et l'euthanasie (CRISE) à l'UQàM, critique courageusement le projet de loi de Mme Lalonde. En premier lieu, pour ce qui a trait à sa formulation, en exprimant de sérieuses réservations concernant l'expression "apparemment lucide" - comme une des conditions nécessaires pour qu'un patient puisse exprimer son désir de mourir. Deuxièmement, contrairement aux conditions légales exigées en Hollande et en Belgique, le projet de loi de Mme Lalonde permettrait à une tierce personne de participer à la mise à mort d?un patient 'apparemment' lucide. Finalement, le Prof. Mishara est d'avis que de bons soins palliatifs ne sont pas toujours disponibles au Canada ou au Québec, du moins pas encore. Par contre, le suicide est déjà décriminalisé au Canada depuis 1972 ainsi que le refus de traitement médical par le patient et la possibilité d'administrer des médicaments au patient ayant le double effet de le tuer éventuellement dans le processus.

Mme Renée Joyal, LL.D., avocate et professeure associée à la Faculté de science politique et de droit à l'UQàM, exprime clairement son soucis que le droit à la mort ne devienne éventuellement le devoir de mourir. Selon Mme Joyal, tout devrait donc être fait pour prévenir une banalisation du droit à la vie, à la liberté et à la dignité.

*Points de vue recueillis lors du Colloque sur L'euthanasie et l'aide au suicide : un choix individuel ou collectif?, tenu à l'UQàM, le 7 avril dernier.

Finalement, dans une entrevue accordée le 31 juillet dernier au quotidien The Ottawa Sun, le Dr Joseph Ayoub, oncologue renommé et professeur en éthique médicale à l'Université de Montréal, déclara que : "l'euthanasie et l'aide au suicide n'honorent pas la dignité humaine - particulièrement pas dans une époque de grandes percées dans le domaine de la médecine qui le rendent possible de guérir de plus en plus de patients, physiquement aussi bien que psychologiquement". Pour Dr Ayoub, « rendre possible l'euthanasie et l'aide au suicide ne serait que le début d'une lente descente sur une pente glissante sans fin, commençant par l'élimination de patients souffrant du cancer ou d'autres maladies incurables, puis par celle des personnes handicapées physiquement... puis celle des vieillards dans les maisons de repos...etc..etc... ».

Quelle est la position de l'Église catholique concernant l'euthanasie?

L'Église catholique s'oppose formellement* à la pratique de l'euthanasie directe ou active. Elle la considère comme une action ou une omission moralement irrecevable et donc comme un meurtre qu'il faut toujours proscrire et exclure. Elle refuse par contre "l'acharnement thérapeutique" tout en propageant les soins palliatifs comme "une forme privilégiée de la charité désintéressée".

*Cf.: Le Catéchisme de l'Église catholique, # 2276 à 2279.

 

 

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